Accélération
Tout se joue sur la motricité et le passage des rapports.

Contrôle technique, trois jurys d'ingénieurs et des épreuves de performance sur piste : en une semaine, toute une saison de travail est jugée.
Rien ne se joue le même jour. Chaque étape conditionne la suivante, et la première d'entre elles peut arrêter une saison entière.
Le camion est vidé, le stand monté, la voiture remise en configuration après le transport.
Le contrôle technique : plus de cent cinquante règles vérifiées sur la voiture. Tant qu’il n’est pas validé, la monoplace ne sort pas du garage.
Trois jurys en deux jours : conception, coûts, plan d’affaires. 400 points se jouent ici, à l’arrêt.
Accélération, skidpad, autocross : la voiture roule enfin, et sa performance sur piste est notée.
Vingt-deux kilomètres et un relais pilote. Le quart du barème sur une seule sortie, et la moitié des équipes n’en voit pas le bout.
Aucune voiture ne roule sans avoir passé ce contrôle.
Des commissaires techniques examinent la monoplace point par point : plus de cent cinquante règles sont vérifiées sur la voiture elle-même (structure, harnais, extincteurs, freinage, coupure d'urgence, échappement, protection du pilote). Aucune n'est négociable : une seule non conforme, et la voiture repart au garage.
S'y ajoutent des essais physiques : l'inclinaison, qui vérifie l'absence de fuite et la stabilité, le blocage des quatre roues au freinage, et la sortie du pilote, harnais bouclé, en cinq secondes au plus.

Le scrutineering ne rapporte rien au classement : c'est un contrôle technique, validé ou non. Mais tant qu'il n'est pas franchi, la voiture ne prend le départ d'aucune épreuve sur piste, soit 600 des 1 000 points du barème. Les commissaires y vérifient plus de 150 règles sur la voiture, du châssis au harnais : c'est la marche la plus haute de la compétition, et la première qu'une équipe rencontre.
Le contrôle technique (scrutineering) ouvre dès le mercredi et s'étale sur plusieurs jours : chaque contrôle se passe dans l'ordre, et une voiture recalée revient faire la queue une fois corrigée.
En 2026, sur 64 voitures de la classe FS, 29 seulement ont validé l'ensemble des contrôles mécaniques, jusqu'au test de freinage. Passer le scrutineering n'est pas un acquis de départ : c'est ce qu'une équipe met plusieurs saisons à obtenir, en corrigeant d'une année sur l'autre ce que les commissaires ont relevé la précédente. La #17 y a présenté sa première inspection en classe FS en juillet 2026.
Voitures ayant validé chaque contrôle, sur 64
Un contrôle est une étape de vérification que la voiture doit passer avant d'avoir le droit de rouler. À Silverstone, il y en a six, passés l'un après l'autre. Une voiture recalée à l'un d'eux corrige son défaut, puis revient faire la queue.
Les commissaires examinent la structure : tubes, arceaux, renforts et leurs fixations, protection du pilote et gabarits de l'habitacle. Tout doit être conforme au règlement.
Casques, combinaisons et équipements des pilotes, et les deux extincteurs : tout ce qui protège le pilote en cas d'accident est vérifié.
Le reste de la voiture, système par système : harnais, direction, freins, circuit électrique, carburant. Le pilote doit aussi pouvoir sortir de la voiture en cinq secondes au plus.
Pleins faits et avec le pilote le plus grand à bord, la voiture est inclinée à 60 degrés sur une table : aucune fuite n'est tolérée, et toutes les roues doivent rester sur la table.
Un sonomètre mesure l'échappement : 110 dB(C) au maximum, 103 dB(C) au ralenti. Les commissaires vérifient ensuite que chaque coupe-circuit arrête bien le moteur.
Le pilote freine fort sur une ligne droite : les quatre roues doivent se bloquer et la voiture s'arrêter droit. Le feu stop est vérifié au passage.
Lors de sa première inspection, la #17 a reçu quatre demandes de correction, sur deux des six contrôles : Châssis et Technique. Toutes concernent la mise en œuvre : une fixation, un collage, le passage d'une sangle et un feu stop. Aucune ne remet en cause la conception du châssis ni celle du groupe motopropulseur.
| Date | Contrôle | Point relevé | À reprendre |
|---|---|---|---|
| 19/07/2026 | Châssis | Fixations critiques : renforts d’arceau principalLe plénum est monté rigidement sur les renforts du main hoop. | MontageRevoir la fixation du plénum sur les renforts d'arceau. |
| 19/07/2026 | Châssis | Protection pilote : plaque anti-intrusionÉchec du contrôle en compression : un meilleur collage de la plaque est demandé. | ProcédéReprendre le collage de la plaque, puis refaire l'essai de compression. |
| 18/07/2026 | Technique | Harnais : ancrage de la sangle abdominaleLa sangle entre en contact avec le siège entre le pilote et le point d’ancrage. | MontageReprendre le passage de la sangle pour qu'elle ne touche plus le siège. |
| 18/07/2026 | Technique | Circuit basse tension : feu stopLe feu stop ne s’allume pas. | ÉlectriqueRétablir le fonctionnement du feu stop. |
Sources : règlement Formula Student 2026 (IMechE), section IN (inspections techniques) et barème A1.2.5, tableau 1 ; FSUK Stats, état du scrutineering à Formula Student UK 2026 ; IMechE, « 10 top tips to pass scrutineering ». Le nombre de règles vérifiées (plus de 150) est celui que relève l'équipe, qui a passé l'inspection ; FSUK ne publie pas sa fiche, et la fiche publique la plus proche, celle de Formula Student Germany pour une thermique, en déroule 138.
Il ne suffit pas que la voiture fonctionne : il faut prouver qu'on sait pourquoi elle est faite ainsi.
Des ingénieurs de l'industrie automobile et du sport automobile interrogent l'équipe sur chaque système. Ils demandent les hypothèses, les calculs, les essais, et cherchent surtout à savoir si les choix sont justifiés ou repris de la saison précédente.
La préparation passe par des posters techniques : architecture générale, puis une planche par domaine. C'est un exercice de synthèse autant que de conception.

Le jury ne juge pas seulement ce que coûte la voiture : il veut savoir comment chaque pièce est obtenue, et pourquoi.
Tout au long de la saison, la Cost Report Team constitue le dossier de la voiture : le coût de chaque pièce, les procédés de fabrication qui lui sont associés, et le bilan complet des émissions carbone liées aux matériaux et à la fabrication de la voiture.
Devant le jury, il ne s'agit pas de justifier la pièce elle-même, comme en Design Presentation, mais la façon de l'obtenir : pourquoi tel procédé plutôt qu'un autre, et pourquoi la pièce est fabriquée ou achetée. L'épreuve vaut 115 points sur 1 000.
Une entreprise fictive, présentée à un jury qui joue le rôle d'investisseurs.
La Business Plan Team élabore une stratégie commerciale et financière fictive, autour d'un produit tiré de notre prototype ou de l'un de ses composants essentiels. Cette entreprise doit dégager un bénéfice. Les étudiants en jouent les dirigeants : dix minutes de présentation, cinq minutes de questions.
Chaque année, la compétition impose en plus une condition spéciale. En 2026, il fallait montrer comment le produit pouvait être utilisé en toute sécurité en sport automobile. L'épreuve vaut 115 points sur 1 000.

Les épreuves dynamiques s'enchaînent sur deux jours. L'endurance ferme la semaine : c'est elle qui sépare les voitures qui tiennent de celles qui s'arrêtent.
Tout se joue sur la motricité et le passage des rapports.
Mesure l’équilibre de la voiture en appui constant, à vitesse stabilisée.
Un tracé serré qui sanctionne l’agilité et la justesse des réglages.
La plus lourde : fiabilité, refroidissement et consommation sur la durée. Elle porte aussi les 100 points d’Efficiency.
Avant de rouler, il faut convaincre. Ces images suivent la Design Presentation de 2026, jusqu'à la descente de la pit lane.





